dimanche 9 octobre 2011

Hommage à brassens


Aujourd'hui on jouait à Paimpol pour l'Hommage à Brassens. Ayant un peu prévu le coup, on passe en dernier pour que ceux qui partent à cause du bourrier qu'on fait ne ratent pas les autres.
Moyenne d'age: 65 ans
Nombre de personnes présentes avant la première note: entre 40 et 50
Nombre de personnes présentes à la fin: entre 15 et 20
En fait on y est allé dans le but de provoquer, parce qu'on ne voulait pas jouer pour une mairie de droite sans foutre un peu la merde. Mais bon, même dans une mairie de droite y'a pas que des cons, la preuve. On a commencé le concert avec un reprise des Copains d'abord, le début étant doux, on voit quelques cheveux blancs (on a rien contre les cheveux blancs) frapper dans leur mains, 3 secondes plus tard ils partaient, objectif réussi, on filtre, notre musique n'est pas destiné à tout le monde. Après l'intro on lit un discours. que voici.

La téloch' a toujours été un des premiers facteurs de pensée unique, du genre on matte les même conneries aux mêmes heures. Maintenant même le spectacle dit "vivant" s'y met, il suffit d'un anniversaire pour que tous les médias, toutes les salles soient monopolisés par Brassens, un esprit bien pensant (dont nous sommes victimes aussi.) Nous pensons que l'hommage aux artistes ne doit pas être évènementiel, mais se fait au quotidien en faisant écouter et en écoutant. 
Et pour terminer Brassens n'était pas l'image consensuelle et bien pensant que les instituions publiques ou pas en ont fait.
 Notre avis reste subjectif, mais on voit pas pourquoi on s'en priverait.


Communiqué #1
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Madame, Monsieur,
Ayant appris  que certains membres de la municipalité de Paimpol, s’étaient senti agressé par notre discours critiquant la pensée unique et les Hommages.  En réponse aux critiques d’une partie des responsables culturels de Paimpol, et aux rumeurs déclarant que nous crachions dans la soupe. 
Si certains prennent le pari de croire que Brassens aurait aimé qu’un Hommage lui soit rendu, nous prenons le pari du contraire.  En quoi cela pose problème ?
Apparemment nous n’aurions pas répondu à vos attentes, nous n’avions pas la bonne Vision de G.Brassens. Pensez-vous avoir le monopole de la Mémoire de Brassens ?  Au nom de quoi pouvez-vous critiquer une vision différente d’un artiste ?
« Mais les braves gens n’aiment pas que  l’on suive une autre route qu’eux »  Ce qui se vérifie encore ici aujourd’hui.
Et au reproche « si vous n’êtes pas d’accord, vous n’étiez pas obligé d’accepter » nous tenons à répondre qu’être pourr  Brassens n’est pas automatiquement pour la manière dont il est montré.
Vous sentez vous agressé par le fait qu’on ne soit pas d’accord ? Le but de cet Hommage n’était pas de partager sa vision de Brassens aux autres ? 
Et enfin, au reproche « Vous rendez vous compte que ça représente beaucoup de travail ? »  Nous ne nous sommes jamais attaqué à ceux qui ont donné de leur temps et de leur énergie pour organiser cet évènement ,  mais  aux cotés bien-pensants, et à la pensée unique de notre société de la même manière que l’on s’attaque aux religions et pas aux croyants. 
Bref, nous sommes persuadés que cet évènement à permis le dialogue et l’échange,  et nous vous en remercions.

Cordialement.

Les membres du groupe shock!


Et comme disait Brassens "Mort aux vaches, mort aux lois, vive l'anarchie"  !



Extrait du Télégramme


Avec humour, verve et talent, la chorale adultes de l'école de musique a donné le ton de l'après-midi. C'est ensuite Milou, à la guitare, accompagné d'un bassiste qui a donné à entendre de son répertoire puissant avant de reprendre «Les Copains d'abord» avec la salle. Puis, sont venues LN et Léa, elles aussi avec leurs propres chansons, tout en finesse, tendresse, poésie et énorme talent avant de reprendre «Quand les cons sont graves», truculente chanson du grand Georges, pas forcément la plus connue.

Une salle tout acquise aux artistes qui a ensuite déserté à l'arrivée de Shock, jeune groupe punk, . Ils ont donné une version des «Copains d'abord» pas piquée des hannetons qui n'aurait pu que plaire au poète. Pour les jeunes gens, Brassens c'est d'abord «l'anar». «On n'aime pas trop les hommages, pour nous, le mieux est de toujours écouter les artistes disparus». Et Brassens, force est de constater que tout le monde le connaît. «Chacun d'entre nous est capable d'entonner un bout de chanson», affirmait France Le Bohec, adjointe à la culture.